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Contre Oeil DVD
Contre-Oeil

Anthologie 3 DVD de films expérimentaux et art vidéo canadiens et québécois.

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Étienne O'Leary : films 1966-1968

ICPCE présente l'anthologie dvd de l'oeuvre filmique du cinéaste québécois Étienne O'Leary.


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Solomon Nagler nagler
Cinéma des ruines : les films de Solomon Nagler

ICPCE présente l'anthologie dvd des courts métrages de l'artiste canadien Solomon Nagler.

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Cinéma des ruines : les films de Solomon Nagler


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ICPCE présente l'anthologie dvd des courts métrages de l'artiste canadien Solomon Nagler.

L'édition dvd comprends l'ensemble du travail cinématographique récent de l'artiste canadien Solomon Nagler. L'ensemble de la trilogie élégiaque, la trilogie des paysages, Notes on Gestures et Black Salt Water Elegy, agissant comme clé à une architecture de visions foudroyantes. Huit films expérimentaux situant l'oeuvre cinématographique de Solomon Nagler dans les hautes sphères polaire et granuleuses d'un vif cinéma mystique et holistique.

ICPCE presents the dvd anthology of Canadian artist Solomon Nagler's short films.

The dvd anthology contains the complete recent cinematic works of Solomon Nagler. The Elegy Trilogy, the Landscape Trilogy, Notes on Gestures and Black Salt Water Elegy, working as a key of an architecture of striking visions. Eight experimental films locating the cinematic works of Solomon Nagler in the higher polar and granular realms of a mystic and holistic cinema.

Black Salt Water Elegy
(2010, n&b, 16 mm, 16min)

Notes on Gesture
(2007, n&b, 16mm, 4 min)

Fugue Nefesh
(2007, n&b, 35mm, 29 min)

The Sex of Self-Hatred
(2004, couleurs & n&b, 16mm, 9 min)

perhaps/We
(2003, couleurs & n&b, 16mm, 11 min)

untitled3 (stone killer)
(2006, n&b, super-8/16mm, 5 min)

untitled1 (prayerielandescape)
(2004, couleurs & n&b, super-8/16mm, 5 min)

untitled2 (the last jew of edenbridge)
(2003, couleurs & n&b, super-8/16mm, 4 min)

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L’aventure cinématographique de Solomon Nagler s’articule autour de deux grands axes : une recherche sur la texture de l’image et un questionnement sur l’identité territoriale et culturelle. Ces deux éléments sont intimement imbriqués dans chacun de ses films, selon des proportions différentes et des avenues renouvelées. Pour Nagler, il ne fait aucun doute que le traitement des images et des sons participe de la traduction émotive et significative des moments cruciaux que traversent les personnages de ses œuvres. L’esthétique qu’il développe impose l’idée d’un monde en métamorphose, ce que traduisent admirablement les images diaphanes et évanescentes de ses réalisations, et plonge le spectateur dans un véritable état de langueur. En jouant avec la granulosité des images, tirant profit de la tireuse optique, des effets de surimpressions et de ralentis, qu’il combine à des textures sonores riches et une musique parfois emphatique, il parvient à produire une impression de solennité et d’intensité.

Les œuvres rassemblées sur ce DVD appartiennent à des cycles de productions distincts. On y retrouve la trilogie élégiaque, composée de trois courts métrages (Perhaps/We, The Sex of Self-Hatred, Fugue Nefesh) réalisés entre 2003 et 2007. Il s’agit là sans aucun doute des œuvres les plus connues et les plus célébrées du cinéaste. Bien que chacun de ces films prend place dans un espace géographique et culturel différent (la Pologne de l’après guerre, l’Autriche du début du XXe siècle et le Canada contemporain), ils forment un ensemble cohérent qui témoigne d’une même sensibilité pour des quêtes spirituelles singulières et riches. Dans Perhaps/We, on découvre un peintre qui par l’entremise d’un rêve se retrouve à Lodz en Pologne, ville totalement ravagée par la guerre et qui semble sombrer dans un endeuillement éternel, dans laquelle il erre guidé par les esprits des juifs assassinés lors de la Shoah. D’une tout autre nature, The Sex of Self-Hatred relate l’ultime moment de la vie d’Otto Weininger, un jeune homme de 23 ans qui se retrouve dans la maison où Beethoven est mort, alors qu’il est décidé à se donner la mort. Tirailler entre la sensualité qu’il sent monter en lui et le désarrois qui l’accable suite à l’échec critique de son livre Geschlecht und Charakter (Sexe et caractère) par lequel il avait l’espoir de faire reconnaître son génie, il se laisse peu à peu envahir par ses pensées destructrices et se suicide. Avant de passer à l’acte, il aura laissé ces derniers mots : « Je me suicide pour ne pas avoir à tuer quelqu’un ». D’une approche beaucoup plus mystique, Fugue Nefesh raconte la rencontre des âmes d’un survivant de l’holocauste et d’un jeune autochtone qui viennent de décéder. Prisonniers de leur transmigration respective, ils errent en compagnie d’autres âmes en peine dans un quartier désolé de Winnipeg, apprivoisant doucement leur nouvel état.

D’une facture très différente, Notes on Gesture (2007) peut sembler a priori faire bande à part dans l’œuvre de Solomon Nagler. Pourtant, on y retrouve le même souci pour la richesse de l’image à travers une exploration des traitements optiques. Certes, le sujet ne recèle pas une charge mélancolique aussi grande que dans les œuvres de la trilogie élégiaque, mais il témoigne de la même qualité d’observation qui est un des traits distinctifs de la démarche du réalisateur.

Black Salt Water Elegy opère en quelque sorte une synthèse entre les préoccupations de la trilogie et Notes on Gesture. On y retrouve à la fois le regard plein d’empathie qui caractérise Perhaps/We, The Sex of Self-Hatred et Fugue Nefesh et la capacité de saisir visuellement la fulgurante beauté des gestes devenus abstraits. Le fil narratif extrêmement ténu parvient à entrelacer des états de rêverie et de mémoire collective en une surprenante réminiscence d’un passé que l’on préfèrerait voir à jamais enfoui.

Enfin, le DVD se clôt sur trois films de paysage. Ces œuvres fortement énigmatiques ont la particularité commune d’être intitulées Untitled (accompagné d’un sous-titre entre parenthèse) et d’avoir été produite en super-8. Bien qu’il ne s’agisse pas à proprement parler d’une trilogie, dans les trois cas, on retrouve le même type de recherche visuelle s’appuyant sur les rapports que des hommes peuvent entretenir avec des lieux spécifiques. Intimement lié au territoire manitobain, les films sont moins un portrait des prairies canadiennes que la révélation, par explorations successives, de la sensibilité du réalisateur au contact du monde qu’il habite.

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Cinema of Ruins

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